Safety Creek
Tous les continents sont en train de se détruire. Dépèche toi. Trouve toi un talent, et viens nous rejoindre à Safety Creek. Vite, le temps presse !


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 ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]

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Sympheris K. EagleWood
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MessageSujet: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mar 18 Sep - 18:48


C'était une jolie journée, comme toutes les autres, comme toutes les précédentes. Comme celles qui se ressemblent. Un soleil torride qui brûle la peau, un ciel bleu pure... Parfois, cet aspect de la perfection m'exaspère. Pourquoi, pourquoi tout doit être toujours si beau ? Malheureusement, je ne vois pas. Je ne vois pas cette face de la pièce, celle dorée, lisse, magnifique. On en profite. Non, je vois le dessous, ce truc rouillé, souillé, inanimé... La mort fait partie de ma vie. A chaque pas, elle est là, elle rôde, sur terre. Je sais où elle est, ses faits et gestes. Peut être parce que quand je suis née, j'ai tué ma mère et ma soeur... Peut être simplement que la mort m'a frôlé, avant de m'abandonner... Peut être que je suis trop laide, inintéressante, maigrichonne, bizarre... La mort veut de la viande fraîche pour se nourrir... Elle veut avoir le goût de la jeunesse, de l'avenir, de la génération la plus puissante... Elle veut remplir le fleuve Achéron plus vite, plus intensément, pour voir nager des milliards de corps flotter au dessus, souffrir autant que la mort à souffert, lorsqu'elle a connu la première la douleur de se dégrader petit à petit, jusqu'à ne plus entendre, ni voir, ni respirer... Elle était la première, au bord des portes de l'Enfer. Elle s'est peut être dis, je serais celle qui règnera sur l'après vie... Qui sait. Peut être que la mort était bonne, et qu'elle a décidé de faire tuer ceux qu'il les méritait... Mais c'est faux. Jamais nous pourrons savoir qu'est ce que la mort, ni pourquoi elle surgit. Ce n'est pas scientifique, ce n'est pas par calcul qu'on démontre ça. C'est par croyance...

Bref, c'est accroupis, les yeux transparents, qu'avec mes pastels je dessine sur le mur. Cette pulsion inscrite dans mes veines qui m'ordonnent de dessiner. Je vois des couleurs, des formes... Du rouge, du rouge... Mais qui sera tu, chef d'oeuvre ? Des chaînes, un prisonnier. Complètement en transe, je m'avance et me recule appliquant avec rage mes couleurs sur ce mur qui n'avait rien demander à personne. Je me lève, me rassoit, m'accroupis, dessine, dessine, dessine... Je me recule, effrayé par mon travaille, bousculant au passage un garçon qui pensait violemment. je le regarde, un peu effrayé par la surprise que j'ai eu a ne pas l'entendre arriver.

- Pardon, je t'ai pas vue...

Je plisse les yeux et tourne ma tête, entrouvrant mes lèvres pulpeuses... Je regarde ma peinture, cette fresque noire et rouge... un garçon au gabaris du siens s'st dessiner dans l'ombre des flammes, des chaînes accrochés dans sa chaires... Il les déchire, dans un hurlement profond, de profil, on peut voir son visage déformé de haine... Colère...

- C'est toi la dessus hein ?
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Adrian Clarkson
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mar 18 Sep - 22:52

Il fait chaud. Mais même la chaleur du soleil ne peut égaler en ce moment la chaleur du sang du jeune homme qui déambule dans la cour les phalanges blanche à force de serrer les poings et la mâchoire douloureuse de ne pas déserrer les dents. Une brume rouge envahi comme souvent sa vision, le monde se teinte de pourpre, de bordeaux, de carmin, de rouge sanguin. Un petit con l'a énervé quelques minutes plus tôt en le bousculant avant de s'enfuir sans demander son reste avant qu'Adrian ai pût lui mettre la main dessus et lui apprendre le respect...

La sueur dégouline le long de son cou pour se perdre a l'intérieur de son t-shirt blanc à manche courte serré au corps. Une paire de jambes marchant au pas de course et enserré dans un jean délavé complète sa tenue simple. Des chaussures sportives marron clair subissent les pas violent sur le sol de la cour. Il est concentré sur sa fureur, complétement dans son monde de haine, de violence, de dureté. Si tu n'es pas le plus violent, le plus hargneux, tu es un homme mort. Il l'a appris dans la rue. Peut importe que cet endroit dans lequel on l'a envoyé à peine quelques semaines plus tôt soit un 'havre de paix'. Il n'y croit pas. Les gens sont peut être moins violent, moins dures. Mais il sait qu'ils sont aussi plus sournois, manipulateur, tout autant pourris que le monde extérieur. Une prison, même avec des barreaux dorées, reste une prison. Il se rappel avoir entendu cette phrase un jour. Peut importe qui l'a dit la première fois, mais cette phrase est éclatante de vérité. Les hommes aiment se créer des prisons. Et Adrian ne compte pas se laisser enfermer sans réagir.

Il n'a pas vu cette jolie jeune fille. L'eut-il remarqué même si il avait été plus calme de toute façon? Même pas sur. Après tout il n'aime pas les autres personnes. Il s'en méfie. Seul au moins personne ne peut te faire souffrir. On n'est jamais mieux servi que par soit même. Et voilà que cette gourde se met en travers de son chemin. Oh la pauvre petite si elle savait à quoi elle s'expose. Surtout en ce moment.

Il la percute de plein fouet, la faisant pratiquement tomber au sol. Il s'arrête net, son cerveau tente de démêler la situation à travers la brume rouge.

Une voix lui parvient comme de très loin :

- Pardon, je t'ai pas vue...

Il baisse les yeux, il a bien percuté quelqu'un. Une fille. Il ne s'attarde même pas sur son physique, il vient de passer à un autre niveau de colère. La colère aveugle, incontrôlé et incontrôlable qu'il faut absolument diriger contre quelqu'un sous peine d'exploser. Peut importe qui. Même une pauvre fille qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment.

- C'est toi la dessus hein ?

Il allait la frapper. Il retient son geste et regarde le mur dans le dos de la fille. Malgré la colère il aperçoit le dessin. Elle a du talent, beaucoup de talent. Et elle dessine des choses réels, il le comprend tout de suite, car il est dans le même cas. Bien que ses peintures à lui ne soit pas si 'réaliste', ce sont des formes abstraites, mais dont même un idiot comprendrait le sens profond.

Il plaque violemment la fille dos au mur, contre son dessin et lui hurle dessus, son visage à quelques centimètres du siens :

-TU TROUVE QUE CA ME RESSEMBLE ? QUAND ON N'A PAS DE TALENT ON N'ESSAYE PAS DE REPRÉSENTER QUELQU'UN !

Sur ce il abat son poing à quelques centimètre du visage de la jeune fille. De toute ses forces, fendillant le plâtre du mur. Le sang se met à couler de ses phalanges et goutte le long du mur. Il pousse violemment la jeune fille qui tombe à genoux. Sans la regarder il commence avec son sang et ses doigts à tracer des volutes sanguines apparemment au hasard. En quelques secondes il achève le dessin de plusieurs arabesques qui au premier regard pourraient sembler dénué de sens. Mais intégré au dessin on comprend la rudesse de la vie, l'inflexibilité d'un mode de vie violent et sanglant, la haine d'un monde pourri, et malgré tout une loyauté inébranlable, pour l'instant sans but particulier, sans personne à qui s'accrocher. Plus depuis le drame de la perte de Catlyn refusant de venir le voir à la maison de redressement, le rejetant pour lui avoir sauver la vie pourtant, mais au prix de celle d'un autre être humain.

Le jeune homme contemple pensif le résultat final de la superposition du dessin initial de la fille et de sa 'peinture' improvisé. Sa fureur retombe d'un coup alors qu'il réalise l'ampleur de ce qu'il contemple.
Il pose son regard sombre sur la fille à terre et lâche d'une voix froide :

-Maintenant c'est moi...

Il soupire finalement, il ne s'excusera pas bien sur, jamais. On ne s'excuse pas d'avoir le sang bouillant. D'avoir vécu ce que l'on a vécu. Et d'avoir appris à vivre ainsi en permanence. Avec sa colère.
Mais il n'est pas sadique, ni méchant au fond. Et puis ce dessin l'intrigue. Pourquoi cette fille l'a dessiné. Oh oui bien sur avec les rajouts c'est vraiment 'Lui'. Mais même sans ça il s'était reconnu.

Il dit à la fille :

-Relève toi. Et dit moi pourquoi tu as dessiné ça.

Il croise les bras, attendant qu'elle s’exécute. Il remarque alors un détail qui le perturbe. Elle a les même yeux que Caitlyn. Un foule de souvenir afflue, voilant son regard, l'embuant presque. Mais il se retient et se reconcentre sur la jeune fille, ne voulant rien laisser paraitre.

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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Jeu 20 Sep - 19:43

-TU TROUVE QUE CA ME RESSEMBLE ? QUAND ON N'A PAS DE TALENT ON N'ESSAYE PAS DE REPRÉSENTER QUELQU'UN !

La violence me coupe le souffle. Je ne m’attendais pas à une telle force de sa part. Mes poumons se contractent et se resserrent. Je ne peux pas dire que je n’ai pas peur. Sur le coup, je le suis. C’est simplement en croisant un centième de seconde que j’aperçois un malheur sans fin. Un trou de désespoir où règnent les deux pires maladies, la solitude et l’amour. Je ferme les yeux lorsque le bruit du choc du poing qui s’abat à côté de mon oreille arrive à mes tympans. Je n’ai plus peur, j’ai mal pour lui. Oh, tant de souffrance, tant de chaîne accrochée dans sa chaire, au plus profond de lui. Il veut être libre… Arrêtez de le torturer… Arrêtez de lui faire du mal. Sa main me pousse à terre, mes genoux éraflent violement le sol et mon slim se déchire sous le parterre. Je me rattrape avec la paume de mes mains où des cailloux s’y enfoncent avec plaisir, et des pigments de douleur arrivent à mon système nerveux. Je suis choquée par tant de colère. Un truc qu’on ne peut pas renier. Ca serait comme dire à un lion de ne plus jamais tuer. C’est impossible. Je lance un regard à la fresque qu’il peint avec vitesse. Avec du sang. Je comprends. Avec rage il retire ses doigts du mur et me lance d’un mauvais œil des éclairs dans mes yeux. Ses veines se gonflent sous la colère. Je n’ai pas peur. Non, je n’ai plus peur.

-Maintenant c'est moi...

Je le dévisage. Un truc se forme au fond de ses yeux, mais je ne sais quoi. J’entrouvre mes lèvres pulpeuses, laissant échapper un petit son. Il me coupe la parole :

-Relève toi. Et dit moi pourquoi tu as dessiné ça.

Je lui obéis, époussetant et prenant le temps de remettre de l’ordre sur ce qui est sale. Je claque mes mains et caresse mes doigts pour enlever les pierres, et touchent mes plaies aux genoux. Ce n’est pas très beau, mais j’irais à l’infirmerie plus tard. Du sang glissent sur mes phalanges. Mon sang. Une pulsion dans mes tempes me pousse à faire ça. Je trace un trait contre son dessin à lui. Il manquait simplement un autre trait. Juste un.

- On m’y oblige, dans ma tête.

Je m’essuie les doigts sur ma chemise noire, remettant son col en place. Je remets quelques mèches en place et le défis du regard.

- Je n’ai pas peur de toi, je te plains d’être aussi triste. Ca fait partit de toi, la douleur. T’es obligé de la faire passer aux autres.

Quelque chose me percute dans ma tête.

- Tu es comme moi, tu es un torturé. Je m’appelle Sympheris, mais tout le monde m’appelle Ky, c’est mon deuxième prénom. Et toi, dis c’est quoi ton prénom ?
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Adrian Clarkson
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Dim 23 Sep - 21:39

Elle lui obéit, plutôt calmement pour quelqu'un qui vient d'être victime d'une crise de colère aussi forte. Son sang coule sur le sol de plusieurs petite plaie. Fasciné Adrian se retient de lui demander de récolter son sang pour pouvoir plus tard peindre avec. Son sang l'attire, pas de la même façon que les idiots dont il pète le nez, d'une manière plus subtile, plus...douce... un mot presque étranger pour le jeune homme.
Il regarde alors étonné la jeune fille appliqué son sang sur le dessin/peinture et tracer un trait. Adrian manque un battement de coeur en regardant le résultat. Avec ça c'est juste...parfait... Comment a-t-elle pût terminer une de ses peintures de la sorte...?

- On m’y oblige, dans ma tête.

Il se retourne vers la voix de la fille, une voix claire, mais qui semble un peu décalée dans ce moment, comme si elle était d'ailleurs. Et sa phrase donne presque envie à Clarkson de penser que cette fille est folle. Mais après toute qu'est ce que la folie... Beaucoup de gens le prennent pour un fou furieux.... Il ne se permet donc pas de juger cette fille étrange.
Elle lui lance un regard de défi, oui de défi, il a presque envie de rire, au moins elle n'a pas froid aux yeux. En général les gens réagissent avec colère, ou par la peur, et s'enfuient..

- Je n’ai pas peur de toi, je te plains d’être aussi triste. Ca fait partit de toi, la douleur. T’es obligé de la faire passer aux autres.

La remarque de la jeune fille le laisse presque bouche bée, qu'est ce qu'elle est entrain de dire, la vérité, bien sur, mais comment peut elle être si prêt de connaitre sa personnalité, ses doutes, ses peines, et le reste, tout le reste, en seulement deux minutes et deux phrases échangées?
Quelque chose passe sur le visage de la jeune et elle rajoute :

- Tu es comme moi, tu es un torturé. Je m’appelle Sympheris, mais tout le monde m’appelle Ky, c’est mon deuxième prénom. Et toi, dis c’est quoi ton prénom ?

Cette fois ci il la regarde avec des yeux ronds...Son cerveau analyse la phrase... Serait-elle entrain de vouloir se lier avec lui, alors que à deux centimètres près il lui aurait explosé le crâne contre le mur ?
Il s'attend instinctivement à se que la colère monte en lui et le submerge puis comprend dans le même temps que cela n'arrivera pas. Inconsciemment il a déjà compris qu'il ne trouvera personne capable d'être autant 'insensible' face à sa colère. Il pourrait tout exploser dans une rayon de 20 mètres qu'elle resterait planté là à débiter ses phrases incompréhensible...

Il fixa un moment son regard dans le siens, identique à celui de Caitlyn, il s'imagina à nouveau un instant avec elle. Une bouffée de colère monta en lui et il frappa naturellement dans le mur à nouveau, s'abimant à nouveau les phalanges.

La fille avait légèrement sursauté devant son mouvement d'humeur apriori sans origine. Il se décida finalement à lui répondre.

-Je ne comprend rien à ce que tu raconte sur moi. Tu ne me connais pas. Et en général les gens me fuient ou refusent de m'approcher. C'est déjà un petit miracle que tu n'ai pas eu vent de ma mauvaise réputation. Je m'appelle Adrian. Je ne sais pas ce que tu espère en me disant tout cela mais tu entre dans un jeu dangereux Ky... On ne me côtoie pas sans en subir les conséquences..

Encore une fois sa phrase lui rappel Caitlyn, à qui il faisait référence, et son cœur oscille entre tristesse et haine. Il opte finalement pour la neutralité et Adrian détourne son regard de son poing récemment appuyé au mur tout en massant celui-ci et fixe à nouveau son regard dans celui de Sympheris en attendant sa réponse.
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Sympheris K. EagleWood
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mar 25 Sep - 14:49

-Je ne comprends rien à ce que tu raconte sur moi. Tu ne me connais pas. Et en général les gens me fuient ou refusent de m'approcher. C'est déjà un petit miracle que tu n'ai pas eu vent de ma mauvaise réputation. Je m'appelle Adrian. Je ne sais pas ce que tu espère en me disant tout cela mais tu entre dans un jeu dangereux Ky... On ne me côtoie pas sans en subir les conséquences...

Je souris doucement, laissant apparaître quelque chose que je ne fais jamais. Eh oui, ces muscles de mes joues ne se tendent presque jamais. Je n’arrive jamais à montrer mes dents. J’ai oublié comment sourire. C’est une peine. Je dois faire la grimace, ne même pas être belle. Mais comment fait-on ? On ne m’a jamais dis. Je m’approche de la peinture, étalant ma main sur ce sang frais. Cette chose roule contre ma paume. Je sens une vie, une colère, mais aussi un roman d’amour, dans ses veines. Je ferme les yeux, espérant aspirer toute cette terreur.

- Tu m’as appelé Ky, c’est que tu dois bien m’aimer au fond, non ?

J’ai envie de rire, mais aucun son ne sort. Je le regarde, plantant mes yeux verts dans les siens, d’un noir profond. Des fantômes tournent autour d’eux, des choses qu’il ignore même. Une jolie fille, une famille trop pauvre. Un gros laid, une solitude qui se multiplie.

- Et toi, n’as-tu pas entendu de cette autiste étrange, qui peint sans cesse ? N’as-tu pas entendu les bruits qui courent, sur moi ? Ceux qui disent que je suis une sorcière, ou même une folle sortie d’un hôpital psychiatrique ? Cette russe, bien connu sous le prénom d’attardé. Je fais abstraction de toi, Adrian. Tu feras pareil pour moi.

Je regarde les gouttes couler sur mes phalanges, ce rouge si pur. Je comprends pourquoi ça attire, la couleur en est magnifique. Je replonge mon regard dans le sien, léchant la goutte qui coule sur mon poignet.

- Les conséquences ont été rudes pour moi. 2 ans que j’ai quitté ma Russie, pour ne voir qu’ici, des horreurs encore bien pire. Je vois ce que tu ne vois pas Adrian, et tu es aussi noir que du charbon. Mais à l’intérieur, se cache un cœur de feu. La colère t’appartient, mais laisse moi la tristesse. On partagera quelque chose en commun, comme ça.
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Adrian Clarkson
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mer 26 Sep - 20:51

Il regarde la fille esquisser un sourire, pas très réussi il doit l'avouer. Puis elle pose sa main sur la peinture, ferme les yeux, comme si elle voulait ressentir le dessin... Étrange quand on pense que le jeune homme peint ce que sa colère lui montre et fait remonter à la surface. Et aussi troublant... Elle est vraiment spéciale, il le sait maintenant.

- Tu m’as appelé Ky, c’est que tu dois bien m’aimer au fond, non ?

Adrian ne répond même pas, après tout elle lui a dit que tout le monde l'appelé Ky, il a donc utilisé ce nom là par défaut, et puis c'est bien plus cours que Sympheris... Plus pratique... Qu'est ce qu'elle s'imagine.
Elle fixe ses yeux verts dans les siens, comme un jeune arbre tentant de pousser au milieu d'une forêt brulé, noir charbonneuse. Et pourtant elle gagne, il a l'impression qu'elle le sonde. Qu'elle fait son trou, plante sa graine. Et elle en profite pour lui dire :

- Et toi, n’as-tu pas entendu de cette autiste étrange, qui peint sans cesse ? N’as-tu pas entendu les bruits qui courent, sur moi ? Ceux qui disent que je suis une sorcière, ou même une folle sortie d’un hôpital psychiatrique ? Cette russe, bien connu sous le prénom d’attardé. Je fais abstraction de toi, Adrian. Tu feras pareil pour moi.

Il n'y a même pas besoin de réponse. Non il n'a jamais entendu parler d'elle. Il n'écoute personne de toute façon. Elle aurait dû le savoir si elle pense si bien le connaitre. Elle veut faire abstraction de lui? Comment faire abstraction de la haine et de la rage qui brule en lui, qui le consume de colère ? Impossible. Et puis quels sont ces rumeurs stupide sur cette fille? Pas si moche d'ailleurs, plutôt sexy même réalise Adrian. Il repense à se sentiments de protection dû à Caitlyn. Puis aux propos de la jeune fille face à lui. La colère monte en lui, qui sont ses gens qui jugent cette Ky sur des critères qu'ils ne comprennent même pas? Elle les comprend sans aucun doute bien mieux qu'ils ne la comprennent. Clarkson à envie de leur faire ravaler leur parole. Et pourtant, il ne la connait pas cette fille. Pourquoi alors est-il entrain de se rendre compte qu'il a envie - Besoin? - d'éprouver se même sentiments protecteur vis à vis d'elle que celui qu'il avait pour Caitlyn? Stupide comme idée.. Et pourtant...
Elle regarde puis elle lèche une goutte de sang coulant sur ses phalanges tout en refixant son regard à celui d'Adrian. C'est très perturbant de la voir faire ça. Le jeune homme a toujours eu un rapport particulier vis à vis du sang. Il sait que le sang lie les choses ou les gens entre eux...

- Les conséquences ont été rudes pour moi. 2 ans que j’ai quitté ma Russie, pour ne voir qu’ici, des horreurs encore bien pire. Je vois ce que tu ne vois pas Adrian, et tu es aussi noir que du charbon. Mais à l’intérieur, se cache un cœur de feu. La colère t’appartient, mais laisse moi la tristesse. On partagera quelque chose en commun, comme ça.

Il ne comprend pas vraiment ce qu'elle dit. Oh bien sur il a comprit qu'elle avait, qu'elle était même encore, malheureuse. Au moins ils sont deux maintenant. Par contre il ne comprend pas, que veut-elle dire par un cœur de feu? N'importe quoi. Un cœur qui cri vengeance, liberté, oui. Mais pas de feu, non, jamais. Le feu est trop propre, Adrian veut briser se monde en mille morceaux pour l'avoir briser à lui de la même façon.

-Tu es sans doute la première personne qui me parle Ky. Alors non je n'ai pas entendu parler de toi. Et quand bien même, ils ne te connaissent pas comme tu les connais. On sait tous les deux qu'ils ont tort. Une folle n'aurait pas pût compléter ça de cette façon -Il désigne la peinture-. Je ne comprend pas ce que tu vois de moi. La tristesse a disparu depuis longtemps. Seule la colère subsiste. Tu veux partager quelques choses? C'est déjà le cas. Tu as mélangé ton sang au mien sur cette peinture.

Son regard se perd dans le vague et il repense à son vieux grand père....

-Un vieil homme m'as dit un jour : « Là où le sang a coulé, l’arbre de l’oubli ne peut grandir. ». J'ai compris qu'il avait raison. Mais je pensais que c'était toujours un mal. Que le sang entrainait la vengeance, et la vengeance ne s’oublie pas. Et pourtant avec toi j'entrevois une autre possibilité... Du moins je l'espère. Et pourtant Ky j'ai bien peur que tu choisisse de m'oublier comme les autres. Après tout c'est sans doute la meilleure solution pour toi. Tu ne veux pas partager mon quotidien. Je ne veux rien brûler. Je veux briser les chaines, et cette cage dorée dans laquelle on nous a enfermé. Briser ce décor de rêve, de rêve, et un rêve n'est pas la réalité....

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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Jeu 27 Sep - 17:02

- Tu es sans doute la première personne qui me parle Ky. Alors non je n'ai pas entendu parler de toi. Et quand bien même, ils ne te connaissent pas comme tu les connais. On sait tous les deux qu'ils ont tort. Une folle n'aurait pas pût compléter ça de cette façon. Je ne comprend pas ce que tu vois de moi. La tristesse a disparu depuis longtemps. Seule la colère subsiste. Tu veux partager quelques choses? C'est déjà le cas. Tu as mélangé ton sang au mien sur cette peinture.

Je le regarde, souriant, prenant sur le bout de ma langue les dernières gouttes de sang de mes doigts. Ne sait –il pas que je vois tout ? Il est encore ignorant.

- Un vieil homme m'as dit un jour : « Là où le sang a coulé, l’arbre de l’oubli ne peut grandir. ». J'ai compris qu'il avait raison. Mais je pensais que c'était toujours un mal. Que le sang entrainait la vengeance, et la vengeance ne s’oublie pas. Et pourtant avec toi j'entrevois une autre possibilité... Du moins je l'espère. Et pourtant Ky j'ai bien peur que tu choisisses de m'oublier comme les autres. Après tout c'est sans doute la meilleure solution pour toi. Tu ne veux pas partager mon quotidien. Je ne veux rien brûler. Je veux briser les chaines, et cette cage dorée dans laquelle on nous a enfermées. Briser ce décor de rêve, de rêve, et un rêve n'est pas la réalité....

Je regarde à ses côtés, le vieux gabaries d’un homme très âgé, poser sa main sur l’épaule de son petit fils. Il le regarde, des étoiles dans les yeux. Avant que son fantôme ne disparaisse, il croise un sourire pour moi, montrant que je devais sûrement m’occuper du cas d’Adrian. J’ouvre mes lèvres, faisant un signe de tête, avant de voir s’évaporer le cadavre d’un pauvre homme. Une prison, oui. Mais si cette prison est le seul endroit où nous pouvons être vraiment en sécurité ? Même si j’ai souhaité mourir des milliards de fois, je sais que je suis un engrenage capital dans ce petit monde qui s’effrite sous les doigts de Dame Nature. Je prévois, entends, sais. Mais je me tais. J’essuie ma main sur ma chemise noire, et prends mes affaires.

- Et tu irais où, hein ? On ne peut pas partir d’ici. Je n’ai jamais pu m’enfuir, que ce soit en Russie ou ici. Le monde est une prison, et la vie est l’enfer. Ne crois tu peux qu’il vaut mieux vivre un enfer à deux, que tout seul ?

Je range mes pastels grasses dans mon sac, posant ma casquette de Baseball sur la tête.

- Donc, tu es dessinateur. On va être dans le même cours alors, on se verra souvent. Et tu sais quoi ? Les gens ont aussi peur de moi. On fera peur ensemble, si tu veux qu’on traîne tout les deux. J’ai de magnifiques endroits à te montrer.

Je mets ma bandoulière et commence à marcher à l’opposer, continuant de lui parler, l’obligeant à me suivre. Il n’est pas obligé. Tout le monde s’en fiche que je discute.

- Nous faisons ce que nous voulons, notre seul espoir est encore d’hurler au monde qu’on existe. La Terre est perdue de toute façon, autant profiter des derniers moments, avant d’avoir l’Apocalypse à nos trousses. Et p…

Je me cogne violemment dans quelque chose. Reculant, tenant mon nez dans mes mains, je vois devant moi la grande rousse qui me martyrise depuis qu’elle est là. Je recule, tenant mon sac en arrière.

- Te voilà encore, folle dingue. Tu vas devoir me payer un nouveau top… Tu sais, ton cup-cake à la con, que tu m’as étalé sans aucune raison sur mon tee-shirt. Il faut que tu payes ta faute… Déjà que celle de ta naissance tu pourras l’annuler qu’en mourant…

Je fronce les sourcils. Ah, maintenant, ma vie est une erreur. Eh bah, je suis gâtée ici. Je soupire et baisse la tête sous ma visière, essayant de passer, ne pas remarquer ses insultes perpétrées. Ses sbires copines se collent contre elle, m’empêchant de passer.

- Je n’ai rien. Et je ne te donnerai rien, tu ne mérites même pas d’être ici. Tu aurais dû mourir. Dommage qu’on t’es épargné.

Elle sourit méchamment, me poussant en arrière et me rattrapant violemment par terre. Bon, aujourd’hui, c’est la journée de la violence.
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Jeu 27 Sep - 17:59

- Et tu irais où, hein ? On ne peut pas partir d’ici. Je n’ai jamais pu m’enfuir, que ce soit en Russie ou ici. Le monde est une prison, et la vie est l’enfer. Ne crois tu peux qu’il vaut mieux vivre un enfer à deux, que tout seul ?

Il ne veut pas s'enfuir, juste faire changer les choses. Mais ça personne ne le comprend. Ils sont prisonnier de ce que l'on leur propose. Oui la vie est un enfer, car c'est ce que créaient les hommes. Un enfer. Cela dit elle a raison. il serait bien plus agréable de vivre un enfer à deux. Mais pourquoi voudrait-elle vivre à coté du démon de la colère ?
Elle remet sa casquette de baseball sur la tête, il doit avouer qu'il aime bien le style, et continue son discours.

- Donc, tu es dessinateur. On va être dans le même cours alors, on se verra souvent. Et tu sais quoi ? Les gens ont aussi peur de moi. On fera peur ensemble, si tu veux qu’on traîne tout les deux. J’ai de magnifiques endroits à te montrer.

Il lève les yeux au ciel, comme si il avait besoin d'elle pour faire peur au gens. Cela dit elle n'a pas tort. Ce n'est pas la même peur. Concernant Ky les gens ont peur de la différence, du mystère, de la connaissance. Ils ne la comprennent pas. Or pour Adrian ils comprennent, la violence, la haine, le sang. Ce sont des éléments que l'homme comprend très bien - Trop - même. Et ils le craignent pour ça.
Ky se met à marcher en reprenant ses affaires et elle continue de parler. Machinalement Clarkson lui emboite le pas. Après tout il n'a rien de prévu, et puis c'est la première fois qu'il a une discussion intéressante avec quelqu'un depuis bien longtemps.

- Nous faisons ce que nous voulons, notre seul espoir est encore d’hurler au monde qu’on existe. La Terre est perdue de toute façon, autant profiter des derniers moments, avant d’avoir l’Apocalypse à nos trousses. Et p…

En effet si la Terre est perdu c'est la faute de l'homme et de son mode de vie. Adrian le sait, c'est pour ça aussi qu'il n'aime pas ce monde. Il aime la Terre. Après tout elle est la mère de la vie. Mais malheureusement celle-ci a été pervertie par les hommes. Ils en ont fait quelque chose de moche, basé sur l'exploitation de leur propre mère la Terre. Quel enfant voudrait faire du mal à sa mère?... Adrian hait l'homme pour cela... entre autre...

Sympheris n'a pas le temps de finir sa phrase car elle se cogne contre une fille rousse à l'air revêche accompagné d'une horde de dinde piaffant d'impatience comme avant la curée. Adrian comprend avant même que la fille parle ce qu'il se passe. Il sent la colère commencer à bouillonner dans ses veines et ses poings se crispent.

- Te voilà encore, folle dingue. Tu vas devoir me payer un nouveau top… Tu sais, ton cup-cake à la con, que tu m’as étalé sans aucune raison sur mon tee-shirt. Il faut que tu payes ta faute… Déjà que celle de ta naissance tu pourras l’annuler qu’en mourant…

Adrian est au bord de l'explosion. Il baisse la tête vers le sol pour que personne ne voit la fureur sur son visage. Ses phalanges sont blanches à force de crispation. Il n'entend que vaguement Ky ajouter :

- Je n’ai rien. Et je ne te donnerai rien, tu ne mérites même pas d’être ici. Tu aurais dû mourir. Dommage qu’on t’es épargné.

La rousse se jette sur Ky et l'envoi au sol. Elle la suit et s'agenouille au dessus d'elle prête à frapper.
Avant qu'elle ai put finaliser le moindre geste le genou d'Adrian percute la tête de la fille et lui explose le nez violemment dans une gerbe de sang et d'esquille de cartillage.
Il se jette sur la fille dont le corps est parti en arrière et dégaine son vieux couteau dans le même mouvement. Il se retrouve dans la même position que les deux filles précédemment, sauf qu'il est sur la fille dont la douleur à figé l'expression et que le choc empêche encore de réagir.
Il glisse son couteau contre la peau fine de la jeune fille qu'il entaille légèrement.
L'assistance de dinde et autres bécasses est complétement figé de stupeur devant cette effusion brut de violence et de sang. Plus un bruit ne brise le silence de la cour. Comme si même la nature était attentive à la suite des évènements.

Adrian prend alors la parole et dit d'une voix froide et menaçante :

-Si tu retouche à un seul cheveux de Ky je mettrais à exécution ce que la nature aurait dû faire depuis longtemps. Mettre fin à ta vie. Et cela vaut pour toute les autres personnes de cette endroit. Faite passer le mot et rappeler vous que le peintre du sang peindra avec le votre si il apprend que quelqu'un à toucher la fille russe. C'est mon dernier avertissement.

Il se relève lentement sous le regard haineux mais apeuré et voilé de douleur de la rousse dont le nez ne ressemble plus à rien. Le public se met à murmurer et recule sensiblement quand Adrian est enfin debout.
Il se retourne vers Ky et l'aide à se relever. Il la prend par la main et l'entraine avec lui car il ne souhaite pas rester ici.
Sa colère se calme d'un seul coup, il réalise alors ce qu'il vient de faire, et s’interroge sur son geste. Pourquoi? Il connait cette fille depuis 5min et il vient de se faire pratiquement ennemi numéro 1 de pas mal de monde...

-Viens on ne peut pas rester ici... Est ce que tu veux aller à endroit particulier ? Peut être l'un de ceux dont tu m'as dit vouloir me le montrer...?

Il n'ose pas regarder la fille, il ne sait même pas si elle ne voudrait pas plutôt s'enfuir en courant.... Il se rend compte qu'il sert très fort le poignet de Ky et relâche son étreinte puis s'arrête.

-Désolé...

Il ose finalement poser son regard sur celui de Ky attendant de voir ce qu'elle compte faire...


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Sympheris K. EagleWood
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Jeu 27 Sep - 18:31

-Si tu retouche à un seul cheveux de Ky je mettrais à exécution ce que la nature aurait dû faire depuis longtemps. Mettre fin à ta vie. Et cela vaut pour toute les autres personnes de cette endroit. Faite passer le mot et rappeler vous que le peintre du sang peindra avec le votre si il apprend que quelqu'un à toucher la fille russe. C'est mon dernier avertissement.

Je me tiens l’arrière du crâne qui a heurté le sol si violemment que je sens encore les vibrations. Je vois flou, juste les cris enragés d’Adrian. Un peu nauséeuse, je respire fortement, en haletant à petite reprise. Ca fait tellement mal, que j’en pleure. Je pleure de souffrance. Les larmes coulent, déformant mon visage. Je suis en colère, mais en même temps, triste, car je ne vois pas très bien ce qu’il ce passe. Le monde se déforme encore plus qu’à son habitude, faisant voir des formes sombres et à cornes, qui rôdent autour de moi. Je vois simplement une lumière se tendre vers moi, et de mes doigts frêles et tremblants, je l’enserre. Elle me redresse sur mes racines et m’entraîne quelque part que je ne connais pas. Tout ce rassemble dans ma vision. C’est Adrian ? Oui, je me rappelle avoir vu vaguement son gabaries sur la rousse et son genou lui exploser le genou.


-Viens on ne peut pas rester ici... Est ce que tu veux aller à endroit particulier ? Peut être l'un de ceux dont tu m'as dit vouloir me le montrer...?

Son murmure m’interpelle. Aucune idée, d’où je veux aller. Même si des milliers d’endroits s’offrent à nous. En deux ans, des recoins me sont encore inconnus au bataillon. Un poids se desserre autour de mon petit poignet. Il me tenait, fermement.

-Désolé...

Je passé mes doigts sur la marque rouge qu’il m’a fait, levant ma tête vers lui, plantant mes grands yeux dans les siens. Un petit doré se forme au fin fond de ses pupilles. Juste une étincelle, un petit clic qui répand un peu de jaune dans ce rouge.

- Merci Adrian, mais ne te mêles pas de mes affaires comme ça. J’allais régler ça toute seule, je… Je… J’ai l’habitude d’avoir ce genre de problème…

Puis une idée m’interpelle, comme une mouche qui se cogne à ma tête dans un moment de solitude, et qui me réveille en plein milieu d’un sommeil les yeux ouverts. J’ouvre avec rage mon sac et, me mettant à genou, je sors ma trousse et vide son contenu, observant le désastre qui me fend le cœur.

- Mes pinceaux… Mes pinceaux… Elle a brisé mes pinceaux…

Je prends les débris dans ma main, essayant de remettre avec rage les bouts cassés. Mais qu’est ce que je suis bête d’être tombé sur mon sac ! Quelle idiote… Je dépose doucement mes ustensiles si précieux. Papa me les avaient envoyés de Russie, ils les avaient commandé de Chine, d’un ancien maître de l’art calligraphique. Je me lève, pleine de rage, tirant sur mes cheveux avec mes doigts.

- Mes pinceaux ! Mes pinceaux… Mes chers pinceaux, je suis tellement désolée !

Je pique une crise, entouré d’Adrian et d’arbre, ne me rendant pas compte du petit bosquet qui est autour de nous. Non, mon image se trouble de larmes, et j’ai envie de fuir… Ou de planter un couteau dans le cœur de cette rousse !
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mar 2 Oct - 16:17

Elle tourne un regard mordoré vers lui et le fixe de son regard tout en tripotant la marque qu'il lui a laissé sur le poignet.

- Merci Adrian, mais ne te mêles pas de mes affaires comme ça. J’allais régler ça toute seule, je… Je… J’ai l’habitude d’avoir ce genre de problème…

Bien sur, elle dit cela maintenant, mais il sait aussi que d'une certaine manière c'est faux. Elle ne règle pas les problèmes toute seule. Elle en engrange de nouveaux. Au moins le jeune homme espère que maintenant avec sa mise en garde le mot va passer. Oh bien sur certains essayeront peut être de continuer à embêter Ky. Mais une grande partie n'osera plus le faire. Surtout pas la rousse, qui aura une patate à la place du nez pour le reste de sa vie maintenant à moins de trouver un bon, très bon, médecin.
Il est donc plutôt content de lui. Pour une fois sa colère était bien dirigé et pourra s'avérer utile sur le long terme...

Sympheris se met alors précipitamment à genoux et ouvre avec rage son sac.

- Mes pinceaux… Mes pinceaux… Elle a brisé mes pinceaux

Sa voix se brise. Adrian la regarde tenter de remettre en place les morceaux de ses précieux pinceaux à la main. Elle est plein de rage. Le jeune homme la comprend. Le monde est injuste.. Elle vient de casser quelque chose qui lui est cher et n'entrevoit pas de solution. Elle se relève et prise d'une folie passagère tire sur ses cheveux avec rage, piquant une crise et sanglotant presque :


- Mes pinceaux ! Mes pinceaux… Mes chers pinceaux, je suis tellement désolée !


Adrian la voit devenir complétement désemparé, tirant sur ces cheveux. Les yeux de Ky se brouille de larmes. Alors pour une fois. Une toute petite fois. Adrian oublie la colère, juste un instant. Devant l'ampleur de la tristesse et de la détresse de la fille en face de lui. Il entoure calmement mais ferment la jeune fille dans ses bras robustes et la serre contre lui. Puis il lui parle d'une voix calme, inhabituel chez lui.

-Ky. Je suis peintre, je connais un vieux calligraphe en ville. Il fait du travail d'une qualité digne des plus grands. Il saura réparer tes pinceaux. Calme toi. Et cette fois ci laisse moi me mêler de tes affaires, une fois de plus, pour les réparer. Tu veux bien?
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mar 2 Oct - 18:49

-Ky. Je suis peintre, je connais un vieux calligraphe en ville. Il fait du travail d'une qualité digne des plus grands. Il saura réparer tes pinceaux. Calme-toi. Et cette fois ci laisse-moi me mêler de tes affaires, une fois de plus, pour les réparer. Tu veux bien?

Son geste me laisse de marbre. Je sens son pouls, ses réactions, ses pensées déferlés en moi. Je ne le repousse pas non plus. Je suis trop surprise pour ça. En temps normal, je lui aurais griffé le visage jusqu’au sang, et ruée de coup jusqu’à ce qu’il pleure et que ma sentence soit exaucé. Mais… C’est Adrian. Et ce garçon est d’une violence sans nom, avec une colère sans borne. Alors il me comprend. Je ne le sers pas contre moi, geste bien trop dur pour mon cerveau. Je plonge simplement ma tête contre son torse, posant mes mains sur son ventre, serrant son tee-shirt blanc entre mes doigts. Drôle d’accolade… Je n’y suis vraiment pas habitué. Je me retire en me raclant la gorge, le repoussant un peu de mon poing. Je me baisse et ramasse les déchets de pinceaux, prenant soin de tout bien rassembler dans ma trousse à malice. Je la range soigneusement, me relevant, et regardant le garçon devant moi.

- Je ne suis jamais sortie du campus, depuis deux ans. Tu veux bien m’accompagner alors ? Ca serait vraiment gentil.

Je passe ma main sur ma nuque, laissant déferler du rouge sur mes pommettes. Je lui dois beaucoup, à ce garçon. Je ne sais pas si j’aurais assez pour le remercier. Avec sa bagarre, il a d’abord explosé la rousse, mais aussi assuré que plus personne ne me veuille du mal, sous ordre de subir sa colère, si on me fait du mal. Je m’approche de lui, et à quelques centimètres, de mon index et mon pouce, j’emprisonne doucement son poignet entre mes doigts. Je relève mes yeux bleus dans les siens, aussi sombre qu’une soirée d’automne.

- Merci, Adrian. Et il faut que tu saches que, même si je ne suis pas très forte, ni de bon usage, je serais là.

Ces mots difficiles à prononcer sortent comme une fontaine où l’eau coule clairement, sans mal. Je souris, cette fois ci, peut être un peu mieux, pour lui faire comprendre que nous tissons une toile d’amitié ensemble…
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Adrian Clarkson
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Mer 3 Oct - 20:00

Au départ la jeune fille se fige. Adrian comprend tout de suite qu'elle n'est pas habitué, ou n'aime pas, le contact physique. Mais tant pis. Lui il est très tactile. Elle devra s'habituer. Mais il fera plus attention à l'avenir.
Au début elle reste de marbre. Puis finalement elle 'essaye' une sorte d'étreinte. Elle appui sa tête contre son torse et agrippe son t-shirt entre ses doigts fin.
Elle s'éloigne finalement avec un raclement de gorge, gênée, et en tapant doucement avec son poing sur le torse du jeune homme. Il veut d'abord s'excuser pour son geste, puis se dit que non. Il a bien fait. Sa colère l'a mené jusque ici. Et pour l'instant elle ne le torture plus. Il veut juste aider cette jolie fille. Oui il lui plait de la regarder. Il s'en rend compte en l'observant ramasser ses affaires. Mais il se rend compte aussi qu'elle est a des lieux d'avoir un quelconque intérêt pour lui de ce genre là. Et puis il préfère laisser faire le temps. Il vient déjà de gagner une amie, du moins il l'espère. Première personne qui semble le comprendre dans cet endroit.

- Je ne suis jamais sortie du campus, depuis deux ans. Tu veux bien m’accompagner alors ? Ca serait vraiment gentil.

Elle passe une main sur sa nuque et le rouge lui monte aux joues. Elle est gênée et Adrian se sent presque mal à l'aise de provoquer cela chez elle. Il ne veut pas qu'elle ai l'impression de lui être redevable. Il a juste fait ce qui était juste. Mais il ne saurait même pas où commencer pour le lui dire...
Alors que Clarkson essaye de remettre de l'ordre dans ses pensées pour répondre à Ky elle s'approche de lui et saisi son poignet entre deux doigts. Adrian a baissé les yeux par réflexe vers se contact inattendu et lorsqu'il relève la tête son corps est parcouru d'un frisson au moment où son regard croise celui de la fille russe.

- Merci, Adrian. Et il faut que tu saches que, même si je ne suis pas très forte, ni de bon usage, je serais là.

Le jeune homme déglutit péniblement. C'est vraiment trop pour quelqu'un comme lui. Un gosse des quartiers malfamé. Un gosse violent. Qui n'a plus eu d'amis depuis plusieurs années. Et là comme ça, cette fille qu'il connait à peine et qu'il a failli emplâtrer dans un mur quelques minutes plus tôt lui propose... Quoi? Sa présence... Tout simplement... et pourtant pour Adrian c'est quelque chose d'immense. D'inespéré. C'est même Trop. Il pense qu'il ne le mérite pas. Il ne mérite pas ça. Elle ne devrait pas se soucier de lui ! Pourquoi le ferait-elle? Personne ne le fait jamais.

A son tour de se racler la gorge. Il tente de ne rien laisser paraitre de son immense trouble. Il répond à Sympheris d'une voix qu'il espère assuré :

-Bien sur je comptais t'accompagner... Je n'étais pas sur que tu accepterais.
Il se met à bafouiller et à hésiter, une pointe d'énervement monte en lui, mais son trouble est tel qu'il n'explose pas, il se contente de dire hésitant :

-Et..Eu...Enfin... Merci... mais n'en fait pas trop... D'accord ?
Une pause de quelques secondes pendant lesquels son regard se perd dans les yeux de la fille en face de lui.
-Bon... On y va ?

Il retire doucement son poignet de l'étreinte de la jeune fille et tend alors la main en essayant de réprimer un tremblement de celle-ci à la jeune fille. Elle ne se rend peut être pas compte, et ne voudra peut être pas saisir sa main tendu, mais c'est la première fois qu'il tend sa main à quelqu'un pour autre chose que le frapper... Un sourire hésitant apparait sur son visage et il se prépare à retirer sa main si elle refuse le contact physique...
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MessageSujet: Re: ButterflyEffect. [Ft Adrian Clarkson.]   Jeu 4 Oct - 18:42

-Bien sur je comptais t'accompagner... Je n'étais pas sur que tu accepterais.

Il est tellement gêné que je le vois rougir et perdre ses moyens. J’avoue que je suis tout aussi embarrassée que lui. Je n’ai pas vraiment vécu de moment si proche, avec un garçon. Et qui voudrait d’ailleurs en vivre avec moi. Je souris timidement, époussetant de ma main ma chemise noir et mon short bleu.

-Et..Eu...Enfin... Merci... mais n'en fait pas trop... D'accord ?

Je penche ma tête sur le côté, essayant de comprendre un peu sa phrase. N’y arrivant pas, je retire mon regard et suit un papillon de mes yeux qui se pose près d’une jolie fleur appelée lys. Je souris puis, il arrache son poignet de ma petite étreinte, me présentant sa main.

-Bon... On y va ?

Je me gratte la tête. Je ne sais pas. Je n’aime pas vraiment qu’on m’invite à toucher quelqu’un. Mais je fais la moue, et contre tous mes principes, encercle mon petit doigt contre le sien, liant nos mains par une promesse. Je lui souris, enfonçant de mon autre main ma casquette sur la tête. Je me laisse donc entraîner hors de ce que je connais : l’inconnu.

[HRP : RP finis. Suite dans la ville.]
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