Safety Creek
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 Malheureuse comme une pierre ... [Ft Evie B. Mackenzie.]

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Sympheris K. EagleWood
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MessageSujet: Malheureuse comme une pierre ... [Ft Evie B. Mackenzie.]   Sam 25 Mai - 12:09

- Réfléchis Ky, réfléchis !

Ma tête pend en avant, admirant la petite crique se former sous mes pieds. En haut de la cascade, j'admire cette nature luxuriante qui m'offre une contre-plongée à couper le souffle. Il existe encore de magnifiques endroits, sur cette pauvre Terre martirisée. Je viens souvent ici pour me reposer l'esprit. Sur le campus, ou dans l'école, il y a trop de pensées et de mauvaises ondes. Trop de gens méchants, trop de haine. Je sais bien que peu de personne me supporte, ou m'apprécie réellement. J'ai compris que c'était parce que souvent les gens ferment leurs yeux sur le monde réel. Ils ne prennent pas en compte ces individus qui eux voyent la réalité en face. Je connais les recoins sombres de chaque personne, et je saurais désamorcer la serrure qui les emprisonne. Je n'attends qu'une chose : que quelqu'un comme moi arrive ici, pour qu'on puisse comprendre ensemble ce qui arrive sur cette stupide planète.

Je remarque le sac en toile en bas de la falaise, contenant presque toute ma vie. La dedans se trouve mon journal intime, ma boite à crayon, mes fusains, pastelles et autres faiseurs de paradis... Mon carnet de croquis, des breloques, des choses idiotes, qui vaquent dans ce sac trimballé tout les jours contre mon flanc. je refuse de le lâcher, mais aujourd'hui il m'a échappé. Je me baladais, je me promenais, l'air insousciant, l'impression d'être la reine du monde. Je surplombais cette crique, de toute ma hauteur. Puis la sangle a glissé gracieusement sur mon bras, que j'ai essayé de rattraper dans un geste héroïque. Il a chuté, et s'est écrasé en bas, sur un rocher plus loin de la cascade.

- Je fais comment moi maintenant ... Vous êtes jamais là quand j'ai besoin de vous !

Je me met accroupis et me frappe la tête avec mes paumes, me balancant d'en avant en arrière, pour pouvoir trouver une solution. Je pourrais faire le tour et nager à dans l'eau, pour pouvoir atteindre mon sac. Mais l'eau me fait peur, surtout celle ci... Plusieurs fois des choses étranges s'y sont produite. Malgré cette fascination que j'ai pour ce paysage, l'horreur s'élève ici, et fait son camp, rôdant comme un tigre pour traquer une âme innocente. La seule idée qui me vient en tête est de me jeter du haut de la cascade, m'accrocher aux rochers, prendre à la va vite mon sac et faire le tour, en remontant sur les pierres et me frayant un chemin parmis les bois. J'inspire et j'expire, parce que j'ai peur des actions que je peux faire. Les répercutions peuvent être grave si je disparais. Quoi que ...

Dans un élan de rage je me lève et me jette comme une poupée de chiffon du haut de la petite falaise. Il y a d'abord l'impact de l'eau qui me transperce la peau, le froid fait remonter un frisson d'angoisse. Mes yeux se ferment, je retiens l'air dans mes poumons, battant des bras pour remonter à la surface. Je me relève dans l'eau, écartant mes cheveux trempés sur mon visage. J'aspire de une bouffée d'oxygène. Malgré que je sois assez grande, mes jambes de faon ne touche pas le fond, et je sens mes bottes s'imbiber de liquide. Je nage jusqu'au petit rocher, essayant de grimper dessus. Il glisse, et je m'acharne à gravir ce caillou énorme, pour pouvoir m'y poser. L'eau commence à me faire peur, même si je sais que tout ça c'est dans ma tête.

Je sais que je suis différente, je sais que je suis une autiste, je sais que je suis une arriérée. Mais quand on voit l'autre côté de la pièce, la face caché de l'humanité, ou de soi-même, les impressions ne sont guères plaisantes. Je ne suis pas si étrange, je sais que je parle toute seule, comme beaucoup de gens. Je suis une fille, comme toute les autres. Je vois simplement les choses sous des angles terrifiants et vrai.

Avec force, j'attrape la sangle de mon sac et essaye de le faire glisser jusqu'à moi.

- Allé, viens ! Je t'en prie ! Le rocher ne veut pas me laisser grimper...

Je me débats dans l'eau pour rester à la surface, mais mon petit corps plonge de plus en plus dans l'eau, il se dirige vers le fond de l'eau... Ca m'épuise, ça me fatigue... J'ai envie de lâcher prise...

Je toussote, essayant de m'aggriper à la paroi lisse des pierres. Mais leurs rires tornitruants me cassent les tympans, ils se moquent de moi, pendant qu'ils s'amusent à me regarder me noyer. Le paradis devient prison...
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Evie B. Mackenzie
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MessageSujet: Re: Malheureuse comme une pierre ... [Ft Evie B. Mackenzie.]   Sam 25 Mai - 19:47

Rien n'est beauté ici, non rien, tout est sculpté dans la perfection, dans des matières vraisemblablement utopique. Oui, cette île, n'est qu'une simple et vulgaire utopie qui me tiens, qui nous tient tous prisonnier. Isolé de la vrai vie, du réel, des nôtres, pendant que l'apocalypse ont raison d'eux. La Terre s'écroule autour de nous, mais nous sommes sain et saufs, je suis saine et sauve, mais nous n'en affrontons ne serait-ce qu'un minimum de tout ça. Je suis là, caché du monde, attendant que tout s'arrange, privilégiée je suis. Cette crique en est la parfaite illusion, les rochers sont d'un blanc immaculé, l'eau est calme, bleu, oui elle est bleu. Mais j'ai conscience que tout cela n'est qu'une simple façade, une horrible façade. Cette eau, pourtant si calme est à quelques milliers de kilomètres un fléau pour le reste du monde, tsunami, inondations et j'en passe. Je n'ai rien a faire dans cette paix, rien a faire dans ce rêve, j'attends. Oui, j'attends que tout soit finis, que tout redevienne facile, mais je sais qu'il n'en sera rien.

Je m'approchai du bord, souvent je suis resté là, assise, fixant l'eau immobile, effrayée et essayant d'imaginer se qu'ils vivaient là-bas. Je me suis allongée, là, dans les grandes herbes jonchant le sol près du bord. J'ai alors regardé le ciel, ainsi que les grands volatiles survolant les hauteurs du ciel. J'ai sentais la douce brise se frottant à mon visage et J'écoutais le bruit des vagues s'échouant brutalement contre les rochers. L'eau si calme devait être agitée. Elle aussi doit se dire qu'elle n'a rien à faire ici, seule, s'ennuyant à la mort, je suis même persuadée qu'elle aimerait également anéantir les autres continents...
Ceci n'avait rien de normal, les vagues ne se rebellaient jamais, non jamais, elles sont inlassablement les barrières qui nous protègent. Je roula encore plus près du bord pour savoir se qu'il s'y passait. Je passa ma tête par dessus quelques pierres et observa le contrebas.
Je me redressa prestement, une jeune fille se trouvait en bas, dans l'eau. C'est elle qui causait cette agitation, elle avait l'air effrayée. Je lui criait,

A quoi tu joues bon sang ????

Je la regardait, elle essayait désespérément d'atteindre une sacoche gisant sur un rocher, elle devait sûrement l'avoir fait tomber. Elle panique, se bat avec l'eau. Il faut que je l'aide, mais comment ? Je suis téméraire certes, mais pas superman. Réfléchie Evie, réfléchie. Merde.
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Sympheris K. EagleWood
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MessageSujet: Re: Malheureuse comme une pierre ... [Ft Evie B. Mackenzie.]   Mar 28 Mai - 19:30

A quoi tu joues bon sang ????

Ouais, je m'amuse vachement à me noyer. C'est fun, l'eau qui rentre dans mes narines, dans ma bouche, bouchant mes poumons, remplissant de liquide mes organes de vies... Je tourne ma tête vers elle, crispant ma main vers sa silhouette, la suppliant dans un râle rauque de m'aider...
Mais elle ne pourra pas. Qui viendrait se sacrifier pour une fille comme moi ? Qui a assez de courage pour arriver à me sortir de se foutoir ? Personne, même pas le plus gentil des hommes. Je ne suis qu'un fantôme vivant, qu'une ombre de couleurs dans ce campus... Et pourtant j 'aurais voulu que quelqu'un me tende la main pour me soulever, pour m'aider, pour me sauver. Mais personne n'est suicidaire, il faut que je me débrouille seule...
Je vois l'eau entrer dans mes yeux, me piquer abondamment, faisant couler le maquillage noir autour de mes yeux verts. Mes cheveux au multitudes de mèches de couleurs flottent autour de moi, sans se soucier de l'oxygène qui se vide en moi. Des bulles s'échappe d'entre mes lèvres et de mon nez.

- Mou... Blrrrrp-rir...

Mes forces m'abandonnent, se dissout dans l'eau, me laissant flotter morbidement dans le sombre bleu. Mais mes derniers espoirs me poussent à rester confiance. Même si l'eau m'aveugle, je peux voir que les pierres, en dessous de la rivière, sont pleines d'opportunité pour accueillir mes pieds et me soulever assez haut pour avoir la tête en sûreté.
Avec mes derniers gestes, je grimpe dessus et remercie le temps d'avoir eu la gentillesse d'inventer la corrosion. Je me plaque contre le rocher et remonte à la surface, crachant de la bile et de l'eau douce. Je crachote encore, épuisé de cette bataille contre un des éléments élémentaires.

- Non, je veux pas, mourir...

Ma voix se brise et transperce un murmure. J'attrape la sangle de mon sac et avec la force de mes jambes, me ramène sur la terre ferme. Je m'affale contre cette dernière, ma joue se frotte honteusement aux copeaux de bois. Je regarde haineusement cette crique je trouvais si jolies. Aujourd'hui, elle a voulu me tuer, elle a voulu m'assassiner sans gêne.

- Je te déteste. Je te croyais être parfaite, mais je te déteste !


Je me relève violemment, titubant sur mes jambes et regardant la jeune fille que je ne distingue pas très bien au loin.

- Excuse-moi...

Hurler contre un endroit n'est pas coutume, et d'une fille anormale encore moins...
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Evie B. Mackenzie
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MessageSujet: Re: Malheureuse comme une pierre ... [Ft Evie B. Mackenzie.]   Mer 29 Mai - 12:40

Je regardais la jeune fille se noyer petit a petit. L'eau avare de vie de jeunesse la retenait, ne voulant à aucun moment la laisser s'échapper. Je pus alors citer mon ami Alponse, Alphonse Daudet qui disait "Le prisonnier voit la liberté plus belle qu'elle n'est" et je trouvis alors que cela représentait agréablement bien cette situation. Je m'imaginais le ressenti de la jeune femme, elle, prisonnière de l'eau sauvagement tumultueuse... Je suis persuadée qu'elle espérait du plus profond d'elle-même se sortir de là, rester en vie. Mais être libéré de cette eau, engendre à nouveau l'emprisonnement de ce monde. Mourir ne vaut-il pas mieux ? La mort n'est-elle pas la dernière des délivrances ? y a t-il vraiment une nouvelle échappatoire ?

Je mis alors un terme à mes pensées inutiles, oui, car souvent elles l'étaient.

Elle ne pouvait pas mourir, elle n'en avait pas la chance. Envoyer ici nous sommes condamnés à rester en vie. On nous a donner une chance de vivre et ce n'est sûrement pas pour la gâcher et mourir bêtement ici... On n'avait pas le droit de faire de ce privilège une vulgaire option, car bien d'autres prieraient pour être à notre place.

Je voulais l'aider, je voulais intervenir, mais je ne pouvais rien faire qui ne me mettra pas en danger. Ne penser pas que je suis égoïste, je ne le suis pas loin de là. Mais j'ai comme qui dirait un cerveau qui me crie de ne pas me jeter dans la gueule du loup sans être sûr qu'elle ne se refermera pas ensuite.

Aucune option ne se présentait à moi, je ne pouvais pas sauter, je finirais noyée à mon tour, descendre en escaladant, mauvaise idée, je perdrais trop de sang en m'écorchant sur ces roches aiguisées telles des lames. Par ailleurs je n'étais pas certaine de trouver comment remonter tout ça.

Commençant à paniqué, je me tournais, retournais dans tous les sens dans l'espoir de trouver quelque chose qui aurait pu me servir à l'aider. Je m'eloignais du bord, je cherchais, réfléchissais et cherchais à nouveau, mais je ne trouvais rien. Au moment où je me retournais isvers le bord de la crique, je la vis. Là, sur ces deux jambes, sa sacoche sur son épaule, mouillé évidemment.

Je m'approchais d'elle assez rapidement, ces limites si je ne courais pas.

- Ca va? tu n'as rien ?! M'exclamais-je.

Je ne sais pas si elle m'avait entendu, mais elle ne répond pas.

Elle fixait sa sacoche triomphante, je suis sûre qu'elle n'est descendue que pour la récupérer.

- Cela valait vraiment la peine ?

Elle me regarda incompréhensible. Je lui pointais la sacoche du doigt.

- La sacoche... Ca valait vraiment la peine de risquer sa vie ?

Elle commença a s'agiter, je ne sais pas si elle me parlait, je n'écoutais pas vraiment du fait que je prenais réellement conscience qu'elle venait de risquer sa vie pour ça, et que par la même occasion j'aurais pu être spectatrice de sa mort.

- Non sérieusement explique moi. Je suis sûre que je n'ai pas besoin de te faire un dessin sûr a quoi tu ressemblerais après t'être noyé, soit très morte.

Je le regardais fixement et attendait sa réponse....
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